Règlement

Les Disques Bien

Préambule

Nous, Mariah Camargo de Staal, François Gallet, Eddy Godeberge, Etienne Jaumet, Francisco López, Stéphane Massy et François Tarot, désireux de trouver un cadre stimulant et de créer un outil efficace pour nos pratiques musicales, déclarons l’existence des ‘Disques Bien’ en ces termes :

Article I : objet

I.1 L’objet du label ‘Les Disques Bien’ est de promouvoir et de diffuser des disques bien.

I.2 Si toutes les productions mauvaises sont exclues, on pourra cependant évaluer, exceptionnellement et au cas par cas, l’opportunité de produire un disque excellent, voire génial.

Article II : essence

II.1 ‘Les Disques Bien’ est un label musical, au sens le plus littéral du terme : c’est-à-dire qu’il n’est que le signe et la garantie d’une qualité, en l’occurrence artistique et musicale.

II.2 Il en est le signe entre autres par les faits qu’il regroupe les artistes qu’il prend en charge :

a)    sous une même identité graphique (pochettes de David Scrima)

b)    sous le même nom (‘Les Disques Bien’)

c)    dans les mêmes évènements et concerts (Soirée de lancement en Septembre 2005)

d)    sur le même site internet.

II.3 conséquences

II.3.1 Il en découle naturellement que tous les styles et toutes les tendances y sont à priori envisageables sans aucune discrimination, même le Reggae.

II.3.2 Il en découle surtout que  ‘Les Disques Bien’ ne peuvent à aucun moment, pour motiver l’acceptation ou le refus d’un disque qu’on leur proposerait, invoquer des critères d’image ou de cohérence du label, mais uniquement les deux critères :

a)    de la qualité du disque (VIII.3.2)

b)    des contraintes de production. (III)

Article III : production, contraintes de production

III.1 le producteur

L’artiste ou le groupe d’artistes qui propose un disque au label ‘Les Disques Bien’ doit être entièrement propriétaire de son œuvre, des bandes qui auront servi à la reproduction mécanique de l’enregistrement et des exemplaires ainsi reproduits. L’artiste ou le groupe d’artistes est donc son propre producteur et de la même manière qu’il en assume les risques financiers, il retire tous les éventuels bénéfices de la diffusion et de la vente commerciale de son œuvre.

III.2 financement des ‘Disques Bien’

L’artiste ou le groupe d’artistes finance intégralement le pressage et la promotion de son ‘Disque Bien’. L’artiste ou le groupe d’artistes est donc le propriétaire des stocks de son ‘Disque Bien’.

La promotion du disque, comme toutes les prestations assurées par ‘les disques Bien’ (art. IV), sera réalisée de façon uniforme (compte tenu des moyens du label au moment de la sortie). Les premières sorties feront l’objet d’une comptabilité permettant d’en évaluer le coût réel. Cette évaluation permettra de fixer un montant de frais fixes de promotion à verser au label par tout producteur de ‘disque bien’. Ce montant pourra être révisé ultérieurement par une procédure analogue.

Article IV : cahier des charges des ‘Disques Bien’

IV.1 prestations

Les actions et compétences aboutissant à la réalisation d’un ‘Disque Bien’ et prises en charge par le label sont principalement les suivantes :

a)    mastering avant pressage (Tante Hortense)

b)    organisation du pressage du disque (Flóp)

c)    création de la pochette (David Scrima).

d)    création de vidéo-clips, en particulier pour le site internet (Mjo, Eddy, Patrick Lindsay, Irène de Staal, Nicolas Bastien)

e)    distribution minimale dans le réseau indépendant (en synergie avec le Son du Mois)

f)    organisation d’évènements et de concerts exceptionnels et récurrents (Mariah de Staal, Sabine Tarot, François Tarot pour la sonorisation)

g)    conseil son : réalisation du disque, master, sonorisation de spectacle (Etienne Jaumet)

h)    relations de presse (Mariah de Staal)

i)    vente en ligne et représentation de l’artiste sur le site du label (Renaud Courvoisier)

IV.2 bénévolat

Ces prestations sont totalement bénévoles. Les frais en découlant sont à la charge du producteur, qui s’en acquitte via des frais fixes évalués par ‘les disques Bien’ (III).

A ce titre, l’artiste est prié de fournir :

- à Tante Hortense ses mixes finaux en wav, ses instructions quant à l’ordre des titres et les blancs,

- à David Scrima la ou les photographies qu’il désire comme base de la pochette de son disque Bien ainsi que toutes les informations qu’il souhaite voir figurer sur la pochette,

- à Flóp ses desiderata relatifs au pressage,

- à Etienne Jaumet, ses questions,

- aux réalisateurs de clips, les morceaux qu’il souhaite voir illustrer,

- à François Tarot une fiche technique pour les spectacles,

-à Mariah de Staal : une bio et des photos,

-à Renaud Courvoisier, tout fichier informatique qu’il souhaite voir figurer sur le site (midi, jpeg, mp3 etc…).

Article V : schéma microéconomique canonique

V.1 ‘Les Disques Bien’ préconisent le tirage des disques à 500 exemplaires. Le coût approximatif en est, tous frais compris, de 2000 euros. Si le prix de vente est à l’unité de 10 euros, le point mort de l’opération, c’est-à-dire le moment où l’investissement est amorti, est au 200ème disque.

V.2 Le point mort est donc aussi le moment à partir duquel l’artiste peut produire un nouvel opus sans engager de frais supplémentaires ou, bien plus modestement, cesser d’œuvrer à la promotion du disque qu’il a produit sans en subir de préjudice financier.

Ce point mort est selon toutes vraisemblances atteint en quelques mois.

On voit donc que l’intention des ‘Disques Bien’ est, en simplifiant les mécanismes de distribution d’une part, en réduisant le nombre d’intermédiaires d’autre part, de favoriser une production rapide de la part de l’artiste ou, plus exactement, de respecter le jaillissement de son geste.

Article VI : le Centre Nodal

VI.1 Le Centre Nodal du label ‘Les Disques Bien’ est constitué par l’ensemble des déclarants inscrits au Préambule.

VI.2 L’accession d’un nouveau membre au Centre Nodal se fait sur proposition d’un de ses membres àl’unanimité absolue (sans aucun vote blanc).

VI.3 Toute révision de ce texte se fait sur proposition d’un membre du Centre Nodal à l’unanimité absolue (sans aucun vote blanc).

VI.4 Le Centre Nodal peut décider d’exclure un de ses membres pour faute grave dans les mêmes conditions que définies au VI.2 (sans compter la voix de l’exclu).

Article VII : définition des participants

VII.1 La possibilité de faire un ‘Disque Bien’ est ouverte à tous, sans distinction d’âge, de sexe, de couleur, de race, de religion ou de nationalité.

VII.2 Les membres du Centre Nodal sont d’office et automatiquement agréés par les ‘Disques Bien’ dans tous leurs projets, personnels ou collaboratifs, selon la procédure de la Proposition de disque (VIII.3).

Article VIII : modalités de participation

VIII.1 le Centre Nodal donne son accord à l’unanimité relative, c’est-à-dire que les votes exprimés sont tous positifs ou blancs (avec au moins un vote positif), à une requête exprimée par un artiste suivant l’une des deux procédures suivantes :

VIII.2 Projet de disque

Un artiste a un projet de disque lorsqu’il possède déjà les bandes de son futur disque. Le Centre Nodal statue alors au vu des dites bandes sur l’opportunité de l’ajouter au catalogue des ‘Disques Bien’ et que les ‘Disques Bien’ assurent le concernant les diverses missions qu’il s’est fixées (IV).

VIII.3 Proposition de disque

VIII.3.1 ‘Les Disques Bien’ font une proposition de disque à un artiste lorsque le Centre Nodal considère, compte tenu de la qualité de l’artiste concerné, qu’il a toutes les chances de faire un disque bien, même s’il n’en existe encore ni la première note, ni même le projet.

VIII.3.2 L’appréciation de la qualité d’un artiste ou d’un projet de disque est assumée de façon totalement subjective par les membres du Centre Nodal.

‘Les Disques Bien’ ne souhaitent pas définir de critères pour la qualité d’un artiste, qui seraient nécessaires ou suffisants à sa participation. Ces critères sont multiples et chaque membre du Bureau Central en a sa propre appréciation, qui lui permet de savoir s’il a personnellement le désir de voir ce que l’artiste en question peut faire de l’outil qu’est le label ‘Les Disques Bien’.

Article IX : direction artistique

L’artiste ou le groupe d’artistes seul décide du contenu de son ‘Disque Bien’.

‘Les Disques Bien’ n’ont aucune prétention à la direction artistique. Si un disque leur paraît suffisamment bien, ils ne tentent pas d’obtenir de ses auteurs des modifications, fussent-elles minimes, dans l’espoir que le résultat soit mieux. Outre le fait que cet espoir se révèle souvent chimérique, une telle attitude de la part du label ‘Les Disques Bien’ serait contraire à :

a) sa vocation, qui est de contribuer à l’aboutissement de disques bien, et de les indiquer comme tels au public, plutôt que de fabriquer une hypothétique et subjective perfection ayant pour matière première les projets autonomes d’artistes.

b) la réalité des responsabilités endossées et des risques encourus par les deux parties : l’artiste étant le producteur il est bien libre de s’exposer ou de se soustraire à tous les échecs financiers qu’il désire.

Article X : non exclusivité

Aucun ‘disque Bien’ ni spectacle ‘Bien’ n’engage de façon exclusive l’artiste, ou le groupe d’artistes.

Il est donc totalement libre de s’engager parallèlement pour des concerts ou des contrats discographiques pas Bien.

Article XI : auto consommation

Tout membre du Centre Nodal a automatiquement droit à un exemplaire de chaque ‘disque Bien’ publié et à la gratuité de l’entrée à tout spectacle ‘Bien’.

Toute personne ayant participé de près ou de loin à la sortie d’un disque bien a automatiquement droit à un exemplaire de ce disque.

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